Cette belle envolée de 180 km de long, unique en France, chemine du Val de Morteau (Meix-Musy) dans le Doubs jusqu'à Giron dans l'Ain, en traversant le Parc naturel régional du Haut-Jura et les hauts lieux du ski de fond jurassien.

 

Elle offre une diversité de paysages, d'architecture et propose de partir à la découverte des activités humaines et économiques qui font la réalité des Montagnes du Jura. Des fermes à thué du Haut-Doubs permettant de fumer les célèbres saucisses de Morteau, en passant par les fruitières à Comté et les ateliers de boissellerie.

    Une envie d'ailleurs... de grands espaces. Voilà notre motivation dans ce projet.

Le Jura est incontestablement LA terre du nordique en France. Tant sur le plan du relief où ses vastes combes séparants les massifs sont propices à la pratique du ski de fond, que du climat. Rude, neigeux et froid. En effet, c'est à Mouthe que les records de températures négatives ont été établis.

Pourtant le Jura c'est un pays attachant aussi bien de part ses paysages, que ses habitants qui sont très chaleureux.

 

C'est durant un court séjour aux Rousses à l'hiver 2015 que nous est venu l'idée de réaliser cette traversée.

Pour Lucile, c'est un peu l'inconnu. En effet, il s'agit pour elle de seulement son 3ème hiver en ski nordique. Pour Benoît, c'est un retour en enfance puisqu'il y est venu près de 10 ans étant enfant avec ses parents et grand-parents.

De retour en Savoie nous avons donc fait des recherches sur cet itinéraire. L'association des GTJ propose de réaliser la traversée du massif de plusieurs manières : à pied, à VTT ou vélo de route, à cheval, en raquettes et en ski de fond. Disons le tout de suite, la pratique du style alternatif est à privilégier. Le skating en cas de faible enneigement risque de se révéler rapidement compliqué, surtout dans le Nord du massif. Grâce au coffret dédié par l'association à la préparation de la GTJ ski de fond, nous décidons de franchir le pas fin août en revenant de Norvège (ah... vous me direz c'est l'état d'esprit nordique !) et de réserver près de 6 mois à l'avance nos hébergements. L'hiver 2015-2016 se révèlera capricieux en pays de Savoie et notre préparation à cette belle aventure sera assez limitée jusqu'au mois de janvier. Malgré tout nous multiplions les kilomètres et prenons le temps de nous imprégner du parcours. Nous réservons nos billets de train jusqu’au Haut du Prévoux, près du Locle (Chambéry/Genève/Neuchâtel en train et un car postal jusqu’au départ) et le samedi 20 février nous sommes fin prêts et même très impatients.

 

18 km

7h42, gare de Chambéry. Nous sommes sur le quai. Notre TER devant nous mener jusqu'à Genève est annoncé malgré une grève des agents SNCF en Rhône-Alpes.

Nous sommes à la fois impatients et exités de débuter notre périple.

Nous devons d'abord rejoindre le hameau des Hauts du Prévoux, situé à quelques encablûres du Locle dans le canton de Neuchâtel (Suisse). Pour cela nous changeons dans un premier temps à Genève, puis à Neuchâtel où

nous montons à bord d'un car postal qui nous mène à

destination.

En arrivant sur les hauteurs de Neuchâtel, 

la neige fait son apparition. Nous ne

sommes pas inquiets plus que ça.

Malheureusement dans l'après-midi

cela ne sera pas la même donne.

 

C'est donc dans une belle poudreuse

que nous chaussons les skis et partons

réaliser les premiers kilomètres de

notre GTJ. Nous nous apperçevons au bout

de 2 kilomètres que nous ne sommes pas dans

la bonne direction puisque nous nous dirigeons

vers la Chaux-du-Milieu et non le Meix-Musy.

En effet, cette dernière destination n'était pas indiquée

lorsque nous avons rejoint la piste.

Qu'à cela ne tienne, nous reprenons sans

tarder la piste en sens inverse.

Nous arrivons vers 12h30 dans le Val

de Morteau. Le vent souffle déjà fort.

L'ambiance n'est clairement pas

au beau temps.

Après avoir déjeuné dans la salle

hors-sac de la petite station, nous

débutons réellement le parcours de

la GTJ. Il nous reste donc exactement

177 km à parcourir avant d'atteindre

Giron, dans l'Ain.

 

La neige commence à laisser sa place à la pluie et nous ne nous attardons pas à proximité des 3 téléskis équipant le site intercommunal de ski alpin. Une de ces petites stations qui peinent à survivre mais pourtant ô combien idéales pour débuter.

Après 4 km à travers une forêt, parfois en grande partie dénuée de neige, nous atteignons le Gardot où nous prenons notre pass hebdomadaire.

La pluie commence à tomber de plus en plus régulièrement et surtout le vent s'est accentué et s'engouffre violemment dans les combes. Les éléments se déchaînent et nous sommes rapidement trempés malgré nos Gore-tex. Il nous faut malgré tout progresser pour rejoindre le relais équestre des Seignes.

Les Martelottes, le Vieux Châteleu et son auberge, le Nid du Fol... les kilomètres s'enchaînent dans des paysages bien agréables mais dont nous ne profitons guère. Au détour d'un virage, nous passons à proximité d'une ancienne ferme du Haut-Doubs si reconnaissable avec son tuyé (vaste cheminée pyramidable servant de chauffage, fumoir, garde-manger et séchoir) où sont affinées les fameuses saucisses de Morteau !

 

Vers 18h au gîte. Le hameau des Seignes est composé de quelques bâtisses sans prétention que contourne l'itinéraire de la GTJ. Nous sommes accueillis par Mme Stivalet qui très gentiment va faire sécher remarquablement nos affaires trempées.

Quelle première étape... dantesque.

Au Vieux Châteleu -
00:00 / 00:00
Les Granges Bailly ((1170 m)

26 km

 

     Après une bonne nuit réparatrice aussi bien pour les corps, que pour nos vêtements qui ont bien séché, nous quittons les Seignes. La météo est beaucoup plus optimiste même si au départ du gîte, le brouillard est encore très accroché et bien humide. De fait, le panorama qui s'offre à nous est très limité.

Le parcours se déroule dans un premier temps en alternant forêt et combes ouvertes, en montant régulièrement. Puis avant d'atteindre la frontière suisse, située au pied des Rochers du Cerf, la pente s'intensifie.

Une fois en territoire helvète, le balisage est beaucoup plus approximatif, nous obligeant à sortir régulièrement la carte... après avoir pesté... mais où est donc passée la rigueur si chère à nos voisins ?

En repassant la frontière aux Cernets, le soleil fait sa première apparition sur notre GTJ. Météo France nous l'avais annoncé, mais là nous avons même droit à une tempête de ciel bleu ! Quel régal après le temps d'hier.

La descente de près de 400 m  de dénivelé négatif entre les Granges d'Agneaux et les Verrières-de-Joux est l'un des moments forts de la GTJ. Malheureusement, elle est rarement en bonne condition d'enneigement. Nous ne faisons pas exception à la règle et devons rapidement déchausser pour atteindre le village que nous traversons à pied avant d'entamer une rude montée jusqu'au Mont des Verrières par le "Bois de la Côtière". Cette dernière emprunte un chemin très raide en forêt, non damé sur près de 2 km jusqu'à l'auberge du Tillau. On ne peut pas dire que nous ayons pris beaucoup de plaisir à ce moment-là. De toute manière, même avec de la neige en quantité le chemin est tellement défoncé par les engins forestiers qu'il aurait été impossible de skier.

Aux Verrières-de-Joux, la saison d'hiver n'a pour ainsi dire jamais commencée. Les prés sont en herbe et n'attendent plus que leurs occupantes estivales !

 

Une fois sur le Mont des Verrières, les 4-5 km restant jusqu'aux Granges Bailly sont un vrai moment de bonheur : soleil, bonne neige et paysages "très nature", le tout quasi sans rencontrer personne. C'est cette magie là que nous sommes venue chercher dans cette traversée du Jura.

Le hameau des Granges Bailly regroupe quelques vieilles fermes comtoises typiques avec leurs façades en tavaillons pour se protéger des hivers très rigoureux de la région.

Le repas du soir nous plonge définitivement dans l'ambiance franc-comtoise avec une succulent Mont d'Or chaud ! Miam...

Nous rencontrons autour de la table un groupe des environs de Nantua qui est engagé depuis le matin même dans une GTJ en skating sur 4 jours ! 

 La journée débute par une longue descente... gelée... C'est le moment pour tester nos qualités d'équilibriste avec nos gros sacs de 10 kgs. Oh, oh, oh... le virage... c'est compliqué, mais on parvient à rester debout.

C'est tout de même beaucoup plus facile sans rien dans le dos ! Malgré tout, le sac se fait beaucoup moins sentir sur les épaules qu'en randonnée ou en alpinisme.

 

Malgré une neige dure, le 

parcours est un régal jusqu'au

village des Fourgs. L'arrivée

sur les hauteurs du bourg,

à la Haute-Joux nous laisse apercevoir les Aiguilles de Baulmes (1559 m), le Suchet

(1588 m) et le Chasseron

(1607 m), visité en automne

2012.

 

A partir du "Toit du Doubs", l'enneigement se complique. Des plaques de terre sont de plus en plus présentes et le village parait bien triste avec ce manteau d'hiver tout rapiécé.

Après avoir fait le ravitaillement, nous prenons la direction des Hôpitaux et de Métabief par la piste du Sapin président. La misère commence...

 

Le saviez-vous ?

Le vacherin Mont-d'Or est un fromage  qui est fabriqué uniquement l'hiver dans le haut-doubs !

Dans les Alpes, un enneigement aussi faible aurait entrainé la fermeture du domaine. Heureusement pour nous, les skis de fond de classique permettent de passer même avec  seulement quelques centimètres de neige.

A partir du site nordique de la Seigne (les Hôpitaux-Vieux) nous sommes même contraints de déchausser définitivement jusqu'à Longevilles-Mont-d'Or. Nous réalisons donc les 8 derniers kilomètres de l'étape à pied.

18 km

 
 

Pour la petit Sibérie, on repassera...

    Que dire... Une journée sans. Sans neige, sans charme, sans saveur mais certainement pas sans pluie.

A notre réveil à Longevilles, la pluie ne cesse de tomber sans discontinuité. Il nous faut nous résoudre à commander à taxi pour rejoindre "Chez Liadet", site d'altitude pour le ski nordique à quelques kilomètres de Mouthe.

Nous sommes déçus car le tracé de la GTJ devait nous

mener dans un premier

temps sur les pentes du

Mont-d'Or (1463 m) afin

de profiter d'un beau

panorama sur le Chasseron,

la Dent de Vaulion, le lac de

Joux et peut-être même sur les

Alpes, puis à proximité des sources

du Doubs.

Malheureusement l'enneigement

à Mouthe est de 0, tout comme

à Métabief. Le surnom de

"petite Sibérie française" est en ce

jour quelques peu galvaudé...

Au gite, nous retrouvons des Allemands et des Suédois que nous avions rencontrés aux Granges Bailly. Cela nous permet de passer un bon moment.

Le reste de notre journée se passe à lire et à nous replonger dans l'histoire du ski de fond, notamment dans l'épopée magique de la Transjurassienne.

Cette course mythique longue distance relie Lamoura (Jura) à Mouthe (Doubs) en traversant les principaux domaines du massif. Jusqu'en 2015, l'épreuve se déroulait sur 76 km. Aujourd'hui, le tracé a été ramené à 68 km en supprimant la boucle suisse des Brassus, près de Bois d'Amont.

 

Vers 16h (comme prévu par Météo France), la neige fait un retour bienvenu en nous offrant 5 cm de poudreuse qui feront notre bonheur le lendemain.

 

          Pour cette 5ème étape, il fait beau, une petite 

      couche de neige fraiche nous attend. Nous sommes ravis et avons hâte de débuter la journée.

A 9h précises, nous passons devant la cabane de contrôle des forfaits en direction de la forêt du Risol. La neige est douce et nous progressons rapidement. C'est un vrai régal.

Les arbres ont revêtu leur beau manteau blanc, rendu chatoyant par les lumières d'hiver.

Les kilomètres s'enchaînent, nous atteignons le Chalet Brulé, puis la Citadelle, le Pré Poncet où nous retrouvons pour quelques instants la foule venue

profiter de cette belle journée avant de pénétrer

dans la combe des Cives à quelques kilomètres de Chapelle des Bois, où nous sommes accueillis par

un concert de hurlements de chiens de traineaux.

Un élevage y est installé et nous passons quelques

instants à admirer ses animaux si présents

dans l'imaginaire nordique.

Vers 12h30, nous arrivons à la maison de la

combe des Cives (1090 m), une vieille ferme du

Haut-Doubs à 4 pans installée dans une

ancienne combe glaciaire.

L'après-midi, n'étant pas rassasiés, nous

réalisons la piste rouge de chalet Pin

(10,5 km) après nous être ravitaillés à

Chapelle des Bois.

23 km

 
Le gîte "Chez Liadet" (1080 m)
La ferme des Mauves
La ferme des Mauves
Grand tétras de la forêt du Risoux
Grand tétras -
00:00 / 00:00
La ferme des Mauves

28 km

 

6ème étape... une rencontre qui ne laisse pas indifférent.

 

     Nous débutons les deux étapes les plus longues de notre traversée. Au programme aujourd'hui 28 km qui débute dans le brouillard et une neige humide. L'itinéraire est encore marqué par un déficit d'enneigement.

Après avoir passé Chapelle-des-Bois, les pistes sont fermées à proximité des lacs des Mortes et de Bellefontaine. On comprend pourquoi. Il nous faut parfois jongler avec les skis entre les trous et les plaques de terre. Manifestement le manteau neigeux ne pourrait supporter de nombreux passages.

En longeant les lacs, nous quittons le département du Doubs pour celui du Jura. Arrivés à Bellefontaine, nous devons une nouvelle fois déchausser les skis pour gravir la montée du Risoux. En effet, quand l'enneigement est trop faible, la commune décide de déneiger la route d'accès à la forêt du Risoux afin de permettre l'accès des voitures au parking d'altitude. La montée de 3 km nous parait longue, longue... surtout que nous sommes tout humide. Heureusement, nous pouvons déjeuner, au chaud, dans la cabane de vente des forfaits à proximité d'un petit braséro. L'agent du domaine skiable nous invitant gentiment à rentrer.

 

Face au bulletin nivologique, nous optons pour une variante, renonçant ainsi à passer par Bois-d'Amont et la vallée de l'Orbe. Nous faisons donc route pour le chalet des Ministres et bifurquons en direction du Chalet Rose.

Quelques temps avant d'atteindre ce dernier, quelle n'est pas notre surprise de croiser sur la piste un grand tétras. Nous nous approchons délicatement pour ne pas effrayer l'animal. A notre grand étonnement, le volatile nous fonce dessus afin de nous attaquer. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il sait impressionner l'adversaire ! Nous sommes en tout cas ravis de cette belle rencontre.

Dans la soirée, au gîte, nous apprenons que ce coq de bruyère est souvent présent sur les pistes depuis l'hiver passé et qu'il constitue une attraction dans le secteur.

Après cet intermède animalier, nous rejoignons la combe du Vert et redescendons en direction du lac des Rousses afin de retrouver l'itinéraire initial de la GTJ en empruntant la piste de la petite Laponie. Cela nous permet de voir que nous avons fait le bon choix, car le lac des Rousses est inhabituellement dégelé et la vallée parsemée seulement de quelques tâches blanches. 

Le chemin jusqu'à la Grenotte se fait alors sous un soleil retrouvé et bien mérité en contournant le village des Rousses en direction de la porte de la Darbella.

33 km

La ferme des Mauves

Sur les traces de

Paul-Emile Victor

Le saviez-vous ?

 

La foret du Massacre tire son nom d'une défaite des mercenaires du roi de france, François Ier, en 1535 face aux troupes du Duc de Savoie.

 

     Au petit matin, lorsque nous quittons le gîte de la Grenotte, la neige a bien regelé nécessitant une attention de tous les instants. Le crissement de la glace

inquiète particulièrement Lucile peu

habituée à skier dans de telles

conditions. Il faut en effet faire confiance à son équilibre et ne pas trop se crisper. Plus facile à dire qu’à faire…

Nous passons devant le Centre National de Ski Nordique et de Moyenne Montagne (CNSNMM), « l’INSEP des neiges » où sont formés tous les grands champions de ski nordique français (Jason Lamy-Chapuis, Martin Fourcade…).

Paul-Emile VICTOR (1907-1995)

Nous rejoignons la porte de la Darbella après une descente vertigineuse. Débute alors l’ascension dans la forêt du Massacre. Il s’agit indéniablement du secteur le plus enneigé du massif jurassien, contrastant singulièrement avec le plateau des Rousses que nous avons parcouru la veille au soir.

Le parcours est des plus agréable au milieu d’une belle forêt d’épicéas. Nous progressons rapidement et déjeunons à Laloux à proximité de la maison du Parc du Haut-Jura après une belle descente de près de 6 km.

L’après-midi, nous sommes véritablement seul au monde. Les Hautes-Combes du Jura restent relativement préservées du tourisme de masse pour notre plus grand plaisir.

Durant cette étape, les paysages sont véritablement changeants. On passe de la forêt, aux sous-bois, puis à de vastes combes parsemées de seulement quelques habitations. L’itinéraire se cesse d’alterner bosses et descentes, évitant la monotonie, mais mettant à rude épreuve nos organismes après 7 jours d’itinérance.

    Prémanon héberge depuis 1989 un musée consacré aux mondes polaires et aux expéditions de l'explorateur et ethnologue Paul-Emile Victor. En effet, la jeune de ce grand homme s’est déroulé en grande partie dans le Jura (Saint-Claude puis Lons-le-Saulnier).

Le Haut-Jura a également constitué une camp régulier d’entraînement afin de préparer des expéditions vers les pôles. C’est une ambiance de grand nord qui nous a donc animé durant toute cette journée.

Il était une fin...

La ferme des Mauves

16 km

Toutes les belles histoires ont une fin malheureusement. Notre GTJ n’échappe pas à la règle. Ces 8 jours par monts et par vaux sont passés à une vitesse folle tant ce parcours est varié, attachant et plein d’intérêt. C’est à regret que nous sommes arrivés à Giron avec la ferme intention de refaire des treks à ski de fond dans les hivers à venir.

 

Cette dernière étape s’est déroulée avec quasiment en ligne de mire tout du long le célèbre crêt de Chalam qui de ses 1545 m prend des airs de petit volcan. Dans un premier temps, nous parcourons encore quelques combes puis en arrivant à la Borne au Lion nous pénétrons à nouveau dans la forêt.

Cette borne marque aujourd’hui le passage dans le département de l’Ain. Pourtant, il en était tout autrement auparavant. Erigée en 1613, elle délimitait les frontières de la Franche-Comté, du duché de Savoie et du Royaume de France. Elle tire son nom du lion figurant sur les armes de Franche-Comté, faisant face à la Croix d’argent du duché et à la fleur de Lys de France.

Il est cependant difficile d’identifier facilement ces symboles.

 

Ensuite, nous descendons en direction de la forêt de Champfromier qui mène à Giron. Pendant 2-3 km, la piste est étroite et ne tolère aucune défaillance si l’on ne veut pas terminer dans le ravin. Un enneigement encore très précaire, nous rend la tâche encore plus ardue.

Puis, nous retrouvons les pistes de Giron 1000 qui nous mène tranquillement jusqu’au 177ème kilomètres de la GTJ au milieu d'une belle forêt variée.