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Gioberney (3352 m)

    △ ecrins, isère - france

- En boucle par le glacier de la Pilatte et l'arête Sud -

Lundi 6 et mardi 7 juillet 2020

Fiche technique

Le Gioberney, “Jojo” pour les gens du pays. L’une des grandes classiques dans le Haut-Vénéon. Un belvédère merveilleux, facile d’accès, idéal pour faire découvrir l’alpinisme.

Quintessence de ce que peut offrir l’Oisans. Une nature brute, vierge, puissante et minérale qui se mérite. En effet, l’accès au refuge de la Pilatte, théâtre du départ nocturne des apprentis alpinistes, s’étire en longueur. C’est loin, mais c’est beau comme dirait l’autre (Chirac, 2002) !

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PURE NATURE

OISANS - ISERE - FRANCE

En ce début juillet, je décide de découvrir un peu plus cette vallée du Vénéon dont Michel, le responsable de la commission alpinisme du CAF de Chambéry me parle si souvent. En effet, je n’y ai mis les pieds qu’une seule fois à l’occasion d’un Grand Parcours organisé par la FFCAM, en 2013. Il est donc temps de mettre un terme à cette hérésie ! Je profite que nous ayons conclu un partenariat avec le Bureau des Guides de la Bérarde pour me rendre dans cette haute vallée alpine. Une petite semaine de montagne s’ouvre à moi avec à la clé quelques belles ascensions et de bons moments entre amis, puisque je vais y retrouver Jean-Pierre, Philippe et Isabelle, administrateurs, tout comme moi, de notre jeune club fondé en 1874.

 

Rendez-vous est donné à 8h à la Bérarde, après avoir récupéré Jean-Marc, guide co-president du bureau locale, à Crolles. La première journée sera consacrée à la remontée du vallon du Vénéon. Nous découvrons progressivement notre objectif, ainsi que les grandes gloires du massif et notamment l’austère face Sud du 4000 le plus méridional des Alpes, la Barre des Écrins et sa célèbre goulotte Gabarrou-Marsigny.

Dans l’après-midi, la traditionnelle école de neige nous attend pour réviser ses classiques (encordement, cramponnage, manips de cordes...).

Puis, nous passons calmement de début de soirée sur la terrasse du refuge face à un panorama grandiose qui contraste avec ce pauvre refuge de la Pilatte qui se fissure et au frugal repas servi par la gardienne en dépit de ses obligations contractuelles.

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Le cirque de la pilaTte depuis le refuge éponyme.

Vers 4h, nous nous ébrouons doucement du refuge et prenons la direction de l’itinéraire câblé qui permet de prendre pied sur la langue occidentale du glacier de la Pilatte. Nous remontons alors en direction du col du Gioberney sous la face Nord de la Pointe Richardson. Malgré 200/300 m qui se redresse légèrement, l’itinéraire ne présente aucune difficulté. Il présente cependant l’intérêt de ne pas emprunter la voie normale, bien souvent très fréquentée, qui sert alors de voie de descente.

 

Arrivés au col, Philippe souhaite s’arrêter. Il n’a en effet pas encore complètement récupéré de la crève monumentale, rapportée dans ses bagages de Norvège en mars dernier. COVID ou pas COVID ? Nous ne saurons jamais, mais toujours est-il que depuis, le souffle est parfois un peu court. Nous le récupérerons à notre retour et poursuivons en direction de la crête faîtière.

Barre des Ecrins

La face Sud de la Barre des Écrins au petit jour.

Les Bans, Ecrins - France

Pointe de la pilatte (3476 m), Les bans (3669 m) & la Pointe Richardson (3312 m).

Au sommet, le regard embrase un 360 magique ! Le torticolis n’est pas loin. On s’émerveille devant les cimes élancées de la Meije au fond du vallon des Étançons, de la Barre des Ecrins et de son dôme satellite, les Agneaux, l’Ailefroide qui déploie sa grande carcasse d’oiseau de proie, les élégantes aiguilles de la Pilatte, les Bans et le Sirac. A l’Ouest, les Rouies avec leur immense plateau glaciaire où au loin le Dévoluy. On coche dans sa tête des objectifs prochains. Damned, la liste ne fait que s’allonger un peu plus à chaque course...

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Nous repartons alors en direction de la voie normale pour rejoindre Philippe qui nous attend au col du Gioberney. Nous descendons l’arête Sud par laquelle nous sommes montés, constituée de rochers brisés et délités. D’abord un long moment sur le fil, puis par des vires neigeuses ou terreuses du versant ouest.

De là, il ne nous reste plus qu’à nous laisser glisser sous l’arête Nord-Est du Gioberney. Un système de vires nous ramène ensuite au refuge de la Pilatte. Un minimum d’attention est cependant requis. Il y a quelques années de cela en effet, le président de la section montagne d’HP y a trouvé la mort.

 

L’Oisans fatigue son homme et les genoux sont soumis à rude épreuve avec cet un interminable retour vers la Bérarde qui nous voit longer les eaux bouillonnantes du Vénéon.

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