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Dent d'Arclusaz (2048 m)

    △ Bauges, Savoie - france

- par Pierre Besse -

Mercredi 12 juillet 2017

     Sentinelle dominant la Combe de Savoie de près de 2000 m. La silhouette altière de la Dent d’Arclusaz attire l’oeil de celui qui emprunte la route reliant Albertville à Chambéry.

Pourtant après quatre années passées à Chambéry, nous n’avons toujours pas réalisé son ascension. Elle fait partie de la liste des sommets que l’on veut réaliser depuis quelques saisons. En ce début juillet, je décide de mettre un terme à cette hérésie.

   Afin d’éviter les fortes chaleurs, j’opte pour un départ matinal. Me voilà donc sur le parking du mémorial au col du Frêne à 8h20. J’enfile les chaussures et hop, me voilà parti.

Une grande partie de l’ascension par la voie normale se fait dans la forêt. Cela présente l’intérêt d’offrir une ombre bienfaisante lorsque le soleil darde ses rayons au plus fort de la journée, mais la contrepartie c’est que le matin, la chaleur de la veille n’a pu s’évacuer... et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est étouffant... Il n’est pourtant que 9h lorsque je traverse une clairière mais déjà je sens que la journée va être chaude.

La pente est d’abord très peu prononcée et s’accentue lorsque l’on rejoint la Crête de la Via. L’itinéraire est toujours en sous-bois mais des trouées permettent ici et là d’entre-apperçevoir ici le Colombier, là la croix de la dent d’Arclusaz... Puis, l’on débouche à proximité du chalet du Potat (1382 m), ferme d’alpage à un jet de cailloux du col du même nom. Les vaches font entendre la douce musique des alpages avant de reprendre le chemin en direction du sommet.

   Vers 1600 m, je quitte définitivement la forêt pour un univers plus floral et minéral. Malgré tout, je suis toujours à l’ombre car l’imposante face Est de l’Arclusaz engloutie le petit randonneur que je suis.

Je passe alors à proximité du rocher isolé de "Pierre Besse » (1730 m) avant d’attaquer une montée en lacets pour rejoindre le col de Cochette (1955 m). Il faut toute ma vigilance dans ce final. En effet, le col est une échancrure taillée au sabre dans la falaise. Le sentier se faufile dans cette faille où il faut jouer des coudes pour se faufiler en s’aidant d’une main courante bien avisée.

Je débouche alors sur la ligne de crête baignée de soleil, avec en panorama le vallon d’Arclusaz parsemé de chalets d’alpage et en toile de fond un mont-Blanc englué dans les nuages.

La sente menant au sommet traverse une zone déversante, mi-herbeuse, mi-rocheuse, qui réclame la plus grande attention. Heureusement, 4/5 câbles flambant neufs, viennent vous prêter main forte. Il ne reste alors plus qu’à profiter de la vue spectacle sur la plaine de l’Isère, les 2000 Baujus, les Belledonne, la Chartreuse et les aiguilles d’Arves qui se détachent dans le lointain.

Après un petit mot dans le livre d’or situé sous la croix, je pars dans une descente endiablé jusqu’au col du Frêne en croisant deci-dela quelques randonneurs cherchant l’ivresse des cimes...

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